Le bon choix ne commence pas par le prix d'un package. Il commence par l'activité exacte, les clients visés, le lieu réel d'exécution, les visas et le besoin d'un compte bancaire. Cette page résume le guide pratique de Mago Immo Dubai (édition 2026).

La règle simple

  • Mainland : vous vendez et opérez principalement à Dubaï ou aux Émirats.
  • Free zone : activité internationale, sectorielle ou interne à une zone franche.
  • Freelance : activité individuelle simple, sans associé, avec un permis couvrant exactement la compétence facturée.
  • Offshore : holding ou détention d'actifs, pas pour exploiter un commerce local.

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1. Mainland, free zone, freelance ou offshore ?

Les règles précises dépendent de l'activité, de la zone et des approbations sectorielles. Ce tableau donne la logique générale.

StructureIdéale si…Points d'attention
Mainland LLC (DET)Clients aux Émirats, bureau ou boutique à Dubaï, contrats locaux.Bail/Ejari et approbations possibles ; propriété étrangère à 100 % pour la plupart des activités ; la licence ne couvre que les activités inscrites.
Free zone (FZE / FZCO)International, B2B, tech, logistique, médias, écosystème sectoriel.Le 0 % d'impôt n'est pas automatique ; ventes sur le marché local encadrées ; substance et audit possibles.
Freelance / établissement individuelUne personne vend une compétence autorisée, sans associé.Pas forcément de responsabilité limitée ; banque et visa variables selon l'autorité.
OffshoreHolding, détention de participations ou d'actifs, structuration validée.Pas une licence opérationnelle locale ; ne crée pas à elle seule un droit de résidence ; KYC bancaire exigeant.

Si votre chiffre d'affaires vient surtout de clients situés aux Émirats et que le service est rendu sur place, ne choisissez pas une free zone uniquement pour un prix d'appel. Depuis la résolution de Dubaï n° 11 de 2025, une société de zone franche peut, selon l'activité, exercer certaines opérations hors zone via une branche ou un permis du DET.

2. Les 5 questions qui tranchent

  1. Où sont vos clients ? Émirats, international, zone franche, administrations.
  2. Où le service est-il exécuté ? Chez le client, en ligne, dans un bureau, un entrepôt ou une boutique.
  3. Quelle est l'activité exacte ? Conseil, courtage, e-commerce, import, marketing, restauration, construction…
  4. De quelles ressources avez-vous besoin ? Associés, employés, visas, local, stockage, douane.
  5. Quelle banque et quels flux ? Pays des clients, devises, montants, plateformes, contrats.

Erreur classique : acheter une licence moins chère dans un autre émirat alors que l'activité, l'équipe et les clients sont à Dubaï. Cela peut créer des coûts cachés, des limites opérationnelles et davantage de questions de la banque.

3. Les étapes de création

  1. Valider l'activité et la juridiction (liste officielle, restrictions, propriété étrangère).
  2. Choisir la forme juridique et la gouvernance : associés, gérant, pouvoir de signature.
  3. Réserver le nom commercial (ce n'est pas un dépôt de marque).
  4. Obtenir l'approbation initiale.
  5. Sécuriser le local : bail/Ejari en mainland si exigé, flexi-desk ou bureau en free zone.
  6. Signer les statuts (MoA/AoA), avec légalisation et traduction des documents étrangers.
  7. Obtenir la licence et vérifier nom, activités, adresse et date d'expiration.
  8. Déclarer les bénéficiaires effectifs (UBO).
  9. Lancer l'immigration : dossier employeur, visa, visite médicale, biométrie, Emirates ID.
  10. Ouvrir le compte bancaire avec un dossier KYC complet.
  11. S'enregistrer sur EmaraTax (Corporate Tax, TVA si seuil) et mettre en place la comptabilité.
  12. Activer les obligations propres à l'activité (douane, permis sectoriels, goAML, facturation électronique…).

Certains prestataires annoncent une à trois semaines pour l'immatriculation : ce sont des délais commerciaux, pas des délais garantis. Aucune agence ne contrôle la décision finale de la banque ou de l'immigration.

4. Le vrai coût : année 1 et renouvellement

Un prix de licence seul ne dit presque rien. Exigez une ventilation écrite et un périmètre identique pour comparer deux offres :

  • Coût de l'année 1 = immatriculation + licence + adresse + approbations + immigration et visas + banque + comptabilité et fiscalité + conformité.
  • Coût annuel récurrent = renouvellement de la licence + adresse + visas à échéance + comptabilité/audit + conformité + assurances.
  • Sortie : annulation de la licence et des visas, radiation fiscale, liquidation — à budgéter dès le départ.

Il n'existe pas de tarif officiel unique : l'activité, la zone, le local et le nombre de visas changent le total. C'est pourquoi nous ne publions pas de prix fixe.

5. Fiscalité aux Émirats : Corporate Tax et TVA

  • Corporate Tax : 0 % sur les premiers 375 000 AED de revenu imposable, puis 9 % au-delà. Ce seuil porte sur le bénéfice imposable, pas sur le chiffre d'affaires.
  • Small Business Relief : sur option, pour un résident dont le revenu ne dépasse pas 3 millions d'AED, prolongé jusqu'aux périodes fiscales se terminant au plus tard le 31 décembre 2029. L'enregistrement et une déclaration restent obligatoires.
  • Free zone : le taux de 0 % ne vise que le revenu qualifiant d'une Qualifying Free Zone Person qui respecte toutes les conditions (substance, prix de transfert, états financiers audités, règle de minimis).
  • Personne physique : soumise à la Corporate Tax si le chiffre d'affaires de ses activités professionnelles aux Émirats dépasse 1 million d'AED par année civile.
  • TVA : taux standard de 5 % ; enregistrement obligatoire au-delà de 375 000 AED de fournitures taxables sur 12 mois, volontaire au-delà de 187 500 AED.

La déclaration et le paiement de la Corporate Tax sont généralement dus dans les 9 mois suivant la fin de l'exercice, et les justificatifs doivent être conservés au moins 7 ans. La facturation électronique devient progressivement obligatoire à partir de 2027 pour les transactions B2B et B2G.

6. Visa, banque et résidence fiscale

  • La licence et le visa sont deux procédures distinctes ; la visite médicale et la biométrie exigent une présence physique.
  • Un visa de résidence investisseur ou associé est possible sous conditions, mais il n'est jamais automatique avec un « package ».
  • Pour la banque, préparez dès le départ : pièces d'identité, documents de la société, business plan, contrats, origine des fonds et preuve de substance locale.
  • Résidence fiscale, visa, lieu d'immatriculation et compte bancaire sont quatre notions différentes : une société aux Émirats ne fait pas de vous automatiquement un résident fiscal émirien.

Si vous restez résident fiscal français, vous restez en principe imposable en France sur vos revenus mondiaux, sous réserve de la convention fiscale France–Émirats. Les comptes détenus à l'étranger peuvent devoir être déclarés (formulaire 3916). Faites valider votre situation par un fiscaliste de votre pays de résidence.

Le guide complet « Créer sa société à Dubaï » (14 pages, édition 2026) détaille le budget, les documents, la banque et le plan de lancement en 30 jours.

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Questions fréquentes

Quelle structure choisir pour créer sa société à Dubaï ?

Mainland si vos clients et votre activité sont principalement aux Émirats ; free zone pour une activité internationale ou sectorielle ; freelance pour une activité individuelle simple ; offshore pour une holding. Le choix dépend de l'activité exacte, des clients, des visas et de la banque.

Une société en free zone paie-t-elle 0 % d'impôt ?

Pas automatiquement. Le taux de 0 % ne s'applique qu'au revenu qualifiant d'une Qualifying Free Zone Person qui respecte toutes les conditions. Sinon, la Corporate Tax ordinaire s'applique : 0 % jusqu'à 375 000 AED de revenu imposable, puis 9 %.

Créer une société à Dubaï donne-t-il un visa de résident ?

Une société peut permettre de demander un visa d'investisseur ou d'associé, sous conditions et après approbation de l'immigration. Aucun prestataire ne peut garantir un visa ou un compte bancaire.

Combien coûte la création d'une société à Dubaï ?

Il n'existe pas de prix unique : licence, adresse, visas, approbations, banque et comptabilité changent le total. Comparez toujours le coût de l'année 1 et celui du renouvellement, avec une ventilation écrite.

Mago Kitaev

Mago Kitaev, consultant en investissement immobilier à Dubaï, basé à Business Bay. Ancien chef de projet en banque et IT, il accompagne les investisseurs francophones depuis 2024. Voir son parcours

Les contenus sont informatifs et ne constituent pas un conseil fiscal, juridique ou financier. Mago Immo Dubai ne remplace ni un avocat, ni un agent fiscal enregistré aux Émirats, ni un conseiller fiscal dans votre pays de résidence. Règles vérifiées le 22 août 2026 ; à revérifier le jour du dépôt.